Eco-conception des supports de communication : méthodes et leviers d’action

Mar 9, 2026 | Midis de la Com', Retour sur

Aujourd’hui, impossible de parler communication sans évoquer son impact environnemental. Supports imprimés, sites, contenus web… chacun consomme des ressources.

Faut-il choisir entre print et digital ? Pas forcément. La vraie question est plutôt : comment concevoir des supports plus responsables, quel que soit leur format ?

C’est le sujet présenté par Olivier Monnier lors de ce Midi de la Com’. Son point de départ est simple : il n’existe pas d’action à impact zéro. L’objectif est donc de réduire l’impact à chaque étape.

Un changement de paradigme

L’éco-conception s’inscrit dans une logique d’économie circulaire. Longtemps, notre modèle a été linéaire : produire, consommer, jeter. Aujourd’hui, il s’agit de limiter la consommation de ressources et le gaspillage, une approche inscrite dans la loi française depuis 2015.

Cette réflexion est particulièrement pertinente pour les supports dont certains ont une durée de vie… très courte. Un flyer distribué dans la rue finit souvent dans la première poubelle venue.
Certaines alternatives existent, comme le clean tag : un message créé sur une zone de sol à l’aide d’un nettoyeur haute pression et d’un pochoir. Le contraste fait apparaître le visuel. Une communication temporaire, avec un impact limité puisqu’elle n’utilise que de l’eau !

Le print : toujours efficace

Je dois l’avouer : j’aime le print. Recevoir enfin le flyer, la brochure ou l’affiche qu’on a imaginé, sentir le papier, voir les couleurs… voir une création exister pour de vrai entre ses mains, ça reste particulièrement satisfaisant !

Et il reste efficace : 40 % des consommateurs jugent les supports imprimés plus crédibles que les médias numériques.

Mais pour continuer à l’utiliser, il faut penser éco-conception.

Réduire l’impact du print

L’éco-conception agit sur la conception, la fabrication et la diffusion.

Quelques leviers :

  • typographies moins gourmandes en encre
  • moins d’aplats de couleur
  • plus d’espaces blancs
  • noir à 80 % plutôt que 100 %

Le choix du papier compte aussi : recyclé, fibres alternatives ou résidus agricoles.

Côté fabrication : formats standards, quantités ajustées et éviter certaines finitions comme le pelliculage plastique, qui empêche le recyclage.

Et le numérique ?

Le digital a lui aussi un impact. L’éco-conception numérique consiste à réduire les ressources nécessaires aux services digitaux.

Quelques bonnes pratiques :

  • images optimisées
  • formats vectoriels
  • pas de vidéos en autoplay
  • moins de plugins externes


Des outils comme EcoIndex ou GreenIT permettent d’évaluer l’impact d’un site.

L’hébergement joue aussi un rôle : certains data centers utilisent des systèmes de refroidissement par circulation d’air plutôt que par climatisation.

Si on devait choisir… Print ou digital ?

Les deux, mon capitaine !

Le print reste pertinent pour des supports durables et manipulés dans le temps, tandis que le digital permet une diffusion rapide et plus courte. Dans bien des cas, les deux se complètent : le print incarne la communication, le web la diffuse.

L’éco-conception apparaît alors moins comme une contrainte que comme une nouvelle façon de penser nos supports, avec plus de sobriété… et beaucoup de bon sens.

Texte et photo : © Marie Berbel

La présentation est à retrouver sur l’espace adhérents.